Le trailer ensuite, nous montrait un Bond plus sombre, plus torturé, et on en venait à douter de cette ferme décision de boycotter ce James qui n'avait pas l'air d'un Bond.
Et on aurait mieux fait...
Car ce James Bond, s'il procure un bon moment de cinéma où on ne s'ennuit pas trop, reste de très moyenne facture par rapport aux précédents opus de la série.
Tout ce qui avait fait les codes de la franchise est ici piétiné à coup de bottes sans aucun scrupule, de la phrase culte de la Vodka/Martini, à la traditionnelle présentation des gadjets, et jusque le fameux "Bond... James Bond".
Quand à Daniel Craig, certe il joue bien, mais où sont passé la classe et le charme propre à qui se veut un James Bond? IL est fade et inexpressif, sans aucune classe, mis à part peut-etre lors de la dernière image du film...
Les scènes d'action sont plus risibles qu'impressionnantes : on se croierait presque dans une production Besson...
Le scénario est mince et parfois confu, même si le cliffenger final était, je trouve une bonne surprise, du moins aurait pu l'être s'il avait été mieux amené.
Mais alors qu'est-ce qui en fait tout de même un bon divertissement?
D'abord, à ma grande surprise, Eva Green, qui est juste et magnifique dans son rôle, contrairement à Kingdom of Heaven où elle était totalement transparente.
Puis (je sens déjà le hochement de tête de ceux qui connaissent ma passion des bad boys...), Le Chiffre, nouveau méchant qui pourtant ici agit en sous main, mais qui recèle à lui seul la part de charme, de classe et de piquant qu'il manque au rôle principal. L'acteur plonge dans son rôle avec une visible jubilation, et nous prouve que même lorsqu'il ne joue pas de son physique pour le moins aventageux, il a quelque chose à proposé, et quelle chose! Un jeu tout pétillant qui apporte le peps manquant et sauve cet opus de 007 du naufrage.




