Casino Royale, ou le retour (raté) de Bond, James Bond

Casino Royale, ou le retour (raté) de Bond, James Bond
Après un si long temps d'attente depuis le dernier opus, puis les tribulation du casting pour trouver LE nouveau Bond, celui qui allait succéder à Pierce Brosnan en personne, l'annonce de la venue d'un James Bond blond aux yeux bleus avait déjà fait l'effet d'une bombe de le monde si asptisé des fans de l'agent secret le plus connu d'angleterre.
Le trailer ensuite, nous montrait un Bond plus sombre, plus torturé, et on en venait à douter de cette ferme décision de boycotter ce James qui n'avait pas l'air d'un Bond.
Et on aurait mieux fait...
Car ce James Bond, s'il procure un bon moment de cinéma où on ne s'ennuit pas trop, reste de très moyenne facture par rapport aux précédents opus de la série.
Tout ce qui avait fait les codes de la franchise est ici piétiné à coup de bottes sans aucun scrupule, de la phrase culte de la Vodka/Martini, à la traditionnelle présentation des gadjets, et jusque le fameux "Bond... James Bond".
Quand à Daniel Craig, certe il joue bien, mais où sont passé la classe et le charme propre à qui se veut un James Bond? IL est fade et inexpressif, sans aucune classe, mis à part peut-etre lors de la dernière image du film...
Les scènes d'action sont plus risibles qu'impressionnantes : on se croierait presque dans une production Besson...
Le scénario est mince et parfois confu, même si le cliffenger final était, je trouve une bonne surprise, du moins aurait pu l'être s'il avait été mieux amené.
Mais alors qu'est-ce qui en fait tout de même un bon divertissement?
D'abord, à ma grande surprise, Eva Green, qui est juste et magnifique dans son rôle, contrairement à Kingdom of Heaven où elle était totalement transparente.
Puis (je sens déjà le hochement de tête de ceux qui connaissent ma passion des bad boys...), Le Chiffre, nouveau méchant qui pourtant ici agit en sous main, mais qui recèle à lui seul la part de charme, de classe et de piquant qu'il manque au rôle principal. L'acteur plonge dans son rôle avec une visible jubilation, et nous prouve que même lorsqu'il ne joue pas de son physique pour le moins aventageux, il a quelque chose à proposé, et quelle chose! Un jeu tout pétillant qui apporte le peps manquant et sauve cet opus de 007 du naufrage.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 06 janvier 2007 16:42

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 05:50

Le Pianiste

Le Pianiste
Titre original : The Pianist
Rôle d'Adrien : Wladyslaw Szpilman
Intérêt Brodyien : 30/20 (son meilleur rôle et de loin, un chef d'oeuvre de jeu, l'une des meilleures interprétations, tous acteurs confondus, que j'ai jamais vu)

Critique :

10 jours après l'avoir découvert, j'en étais toujours bouleversée. Je ne cessais d'y repenser, les images, toutes plus fortes les une que les autres, flashant dans ma tête : l'homme en fauteuil roulant jeté du haut de son balcon sous le seul prétexte qu'il n'a pu se lever... le 4x4 roulant sur les cadavres et sur les juifs agonisants qu'ils viennent juste de massacrer...Szpilman, seul, marchant au milieu d'une rue encadrée d'immeubles dévastés, éventrés, seuls vestiges de la ville qui s'élevait là avant... le héros cherchant l'espoir dans la moindre substance liquide, allant jusqu'à entretenir une relation presque sentimentale avec sa boîte de conserve... et l'étincelle d'humanité qui s'efface petit à petit devant une note de bestialité dans le regard emplit de détresse d'un Adrien Brody dont je ne me suis toujours pas remise de la prestation.
Et pour finir, ce face-à-face, toute musique cessant, dans un silence de velours, où deux regards se croisent, et où l'humanité refait enfin son apparition : magnifique.
Non, il n'y avait pas que le mal absolu dans le camp nazi. Oui, il y avait aussi des lâches dans le camp juif. Plutôt que de nous présenter des héros comme on en voit dans tant de films, Polanski nous présente, avec une grande pudeur et humilité, des hommes, sous leurs pires et leurs meilleurs aspects, et il n'y a pas à dire : c'est beau.
L'émotion est à fleur de peau durant tout le film, sans jamais pourtant la laisser déborder, ce qui laisse la tension émotionnelle monter petit à petit jusqu'à atteindre son comble lors de la fameuse rencontre avec l'officier allemand.
Certes, ce film n'a pas la virtuosité, l'émotion, et la poésie de La Liste de Schindler, mais je le qualifierais tout de même de chef d'œuvre, et pourtant c'est bien rare que je donne cette qualification à un film.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 06 janvier 2007 16:40

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 05:45

King Kong de Peter Jackson

King Kong de Peter Jackson
Titre original : Peter Jackson's KK
Rôle d'Adrien : Jack Driscoll
Intérêt Brodyien : 10/20 (certainement le moins bon rôle où je l'ai vu, il offre souvent toujours la même expression, dommage)
Intérêt du film : 3/20 (2 pour Adrien, et 1 pour le singe qui est super bien fait tout de même, j'avoue )

Critique :

Un seul mot prononcé par Adrien Brody lors de l'une des rares scenes d'émotion du film résume assez bien mon impression générale au sortir de la salle : "grotesque".
Car, oui, c'est bien le mot pour désigner les dialogues, les dinosaures, les incohérences en tel nombre que j'ai cessé de pousser des soupirs au bout de la 10eme, et heureusement parce que sinon j'aurais passé la quasi totalité du film à soupirer... Certes Kong est très bien réalisé visuellement. Certes les acteurs sont bons, même, je dois l'avouer, à ma plus grande surprise Jack Black, mais bon, avec un acteur du talent d'Adrien Brody on était en droit de s'attendre à du plus que bon!
Les dinosaures sont ideux, à des milliards d'années lumières de la beauté visuelle de ceux de Jurassic Park, qui pourtant à plus de 10ans... et en plus de ça, ils ne servent à rien, puisque ce bon vieux réalisateur cupide décide, plutot que de ramener un bon gros T-Rex, ou meme un assortiment de jolis dinosaures pour pouvoir recréer son propre Jurassic Park, de ramener... le gorille... eh oui...
Enfin, la réalisation, grotesque elle aussi. On va commencer à savoir que P.J. sait faire de jolis plans aériens, ça on l'avait déjà vu lors des longues scenes de course dans la plaine des SDA. Mais à part ça, le reste, c'est vraiment ridicule de banalité, sans parlé de son horrible et tant aimé effet brouillé avec ralentit : brrrrrrr atroce!
Pire, ce King Kong a perdu toute l'émotion des précédents. Là, on ne comprend meme pas pourquoi Jack et Ann tombent subitement amoureux (pauvre Jack, elle est vraiment trop conne Ann en plus "pourquoi voulez-vous écrire une pièce pour moi?" "c'est évident" "ah nan, je vois pas""c'est implicite""je vois vraiment pas"), on ne comprend pas non plus comment avec les 2 pauvres scenes qu'ils partagent Kong et Ann peuvent partager la moindre chose, et par conséquent, la scene finale en devient longue et grotesque (encore oui lol), et j'avoue ne pas avoir versé une seule larme contrairement à la version des années 70 qui me fesait fondre en larmes à coup sur.
Bref, P.J. plonge encore dans les abysses de mon estime, et pourtant il était déjà tellement bas que je ne comprend pas comment il ne s'est pas noyé dans la fange lol.
Pour son prochain film, peut-être nous pondra-t-il un remake de Star Wars, ou peut-etre aussi de Dracula, bref, un sujet qui a déjà bien fait ses preuves, que tout le monde adore et qui ne demande qu'à être massacré. Après tout, c'est devenu ça, sa spécialité à P.J....
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 06 janvier 2007 16:39

Harrison's Flowers

Harrison's Flowers
Titre original : Harrison's Flowers
Rôle d'Adrien : Kyle
Intérêt Brodyien : 20/20 (cf même raisons que pour Oxygen lol)

Critique :

Avec un sujet aussi sensible que celui des journalistes de guerre, Eli Chouraqui s'engageait sur un terrain aussi plein de mines que ses personnages le font dans le film. Il s'en sort pourtant avec les honneurs, livrant un film au scénario certe assez incohérent et pas vraiment crédible en ce qui concerne l'histoire d'amour, mais avec des images d'une force rarement égalée pour tout ce qui touche au conflit en lui même. Les personnages sont d'une rare profondeur, et tellement touchant qu'ils nous permettent une rapide identification, entraînant une grande empathie qui, je pense, est l'une des raisons qui fait que ce film s'imprime de façon si indélébile dans notre esprit à la fin de la projection.

Encore une fois Adrien Brody livre une performance hallucinante, toute en finesse, tout en paradoxes, et parvient à transformer un personnage à première vu anthipatique en centre de la sagesse et de la bravoure dans cet enfer terrestre. Il agit ici comme une éclipse, occultant tous ses pourtant illustres camarades, amenant à lui la lumière sans pourtant sembler le chercher vraiment. On ne voit que lui, et on ne peut qu'être ébahit par son immense talent qui perçait déjà avant sa magistrale performance du Pianiste. Son duo avec Gleeson restera dans ma mémoire comme l'un des plus émouvant.

Moi qui ne connaissait pas vraiment le travail dangereux des journalistes envoyés pour couvrir les divers conflits qui émaillent la planète, j'avoue avoir beaucoup réfléchi suite au visionnage de ce film. Nous devons tellement à ces personnes au courage sans limite qui nous permettent chaque jour d'être au fait de ce qui se passe partout dans le monde. Ce film leur est un vibrant hommage, à voir et revoir...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 06 janvier 2007 16:37

Oxygen

Oxygen
Titre original : Oxygen
Rôle d'Adrien : le charismatique et génialement génial Harry Houdini
Intérêt Brodyien : 20/20 (bah oui, c'est pas tous les jours (enfin ça dépend qui MDR) qu'on peut voir Adrien dans l'un de ses meilleurs rôles!)

Critique :

Dans le genre film de psychopathe, on croit souvent avoir tout vu. Pourtant, dans la veine d'Hannibal Lecter, ce Harry Houdini interprêté par Adrien Brody est l'archétype même de ceux qui vous charment et vous tiennent en haleine rien que par leur présence, leur répartie, leur intelligence, du début à la fin du film.

L'histoire est pourtant on ne peut plus banale : un enlèvement, une demande de rançon, une arrestation, et la police va alors avoir 24H pour faire cracher au criminel l'endroit où il a enterrée vivante sa victime avant que celle-ci ne manque d'air et n'expire.

De plus, ce film a énormement mal veillit, il est marqué par son temps comme rarement, et la course poursuite du début du film est au final plutôt risible en comparaison de ce qu'on peut voir aujourd'hui au cinéma.

Mais là n'est pas la grande richesse de ce film. Celle-ci, elle se trouve dans l'échange palpitant et bouillonnant de suspense entre le criminel et celle qui va vite devenir son adversaire dans une joute verbale jubilatoire : l'officier en charge de l'enquête, Maura Tierney incroyable, une femme qui parait forte en apparence mais dont Houdini va bien vite percer les faiblesses.

Le trésor du film réside dans ce face à face, dans la façon qu'Adrien Brody a de personnifier à la perfection son personnage, le rendant charmant et répugnant à la fois avec une maestria incroyable. On se prend à s'attacher à son personnage, à le détester l'instant suivant, mais on reste toujours, du début à la fin du film, totalement fascinés par ce personnage si atypique.

Bref, un film qui avec d'autres acteurs aurait certainement été qualifié de "navet" mais qui devient un petit bijou du genre grâce à eux et aux dialogues absolument succulants.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 06 janvier 2007 16:36