Car si ces deux outils nous laissaient envisager un film portant avant tout sur la politique de l'Autriche et une grande histoire d'amour sur fond de magie, à la fin du visionnage on ne sait pas vraiment ce qu'on vient de voir, le scénario et le montage étant plat et confus.
Si le film est plaisant à voir, la fin évente totalement ce plaisir, mimant de façon on ne peut plus ratée une fin coup de poing, mais qui finalement ne parvient pas à eveiller le moindre soupçon d'intérêt, tant on se dit que ça aurait mille fois mieux sans cette fin baclée, si l'histoire avait vraiment été ce qu'on pensait qu'elle était. Car avec cette fin, le film se révèle presque inutile. On se dit "tout ça pour ça???", et on a l'impression, comme le public du fabuleux illusioniste, de s'être fait duper.
Reste toutefois les interprétations remarquables d'Edward Norton et Paul Giamatti. Si le registre sentimentalo-surnaturel n'est pas ce que Norton aura fait de mieux, il arrive à conserver cette part de charisme qui fait toute la différence, qui apporte à son personnage cette aura démesurée qui donne une dimension tout autre au personnage. Giamatti est excellent en inspecteur surpassé et par son manque de connaissances et par son ambition. Son personnage sera celui qui évoluera le plus tout au long du film.
Deception comme toujours en ce qui concerne Jessica Biel, toujours aussi fade, et d'autant plus face à Norton qui occupe tout l'espace avec son charme ténébreux et la rend inexistante.
Un film qui aurait pu etre un chef d'oeuvre, mais qui ne se révèle donc au final qu'un bon divertissement, et ce en grande partie grâce à la nouvelle performance hors du commun de Norton.